Le chemin de croix du bienheureux Oscar Romero.

Le chemin de croix du bienheureux Oscar Romero.

Oscar Romero, apóstolo dos pobres.

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Assassiné le 24 mars 1980 alors qu’il célébrait la messe, l’archevêque de San Salvador s’attendait à subir le martyre. Une biographie très complète retrace cette vie offerte à l’exemple du Christ.

Mgr Oscar Romero, archevêque de San Salvador, assassiné alors qu'il célébrait la messe le 24  mars 1980

<img width=”874″ height=”596″ src=”https://aleteiafrench.files.wordpress.com/2016/02/web-oscar-romero-bishop-san-salvador-c2a9archives-ciric-ai-1.jpg?w=874″ class=”attachment-aleteia_single_thumb size-aleteia_single_thumb wp-post-image” alt=”OSCAR-AMULFO ROMERO Y GALDAMEZ – ARCHEVEQUE DE SAN SALVADOR (SALVADOR) (1977 – 1980) NE: 1917 – PRETRE: 1942 – EVEQUE: 1970 (AUX. SAN SALVADOR, PUIS DE SANTIAGO DE MARIA) – ASSASSINE LE 24 MARS 1980″ />

Il était 18 h 25 ce 24 mars 1980, lundi de la dernière semaine de Carême, quand Mgr Romero s’effondra sur l’autel de la chapelle de l’hôpital de la Divine Providence à San Salvador, foudroyé par une balle explosive en plein cœur.  Il venait d’achever l’homélie par ces mots : «Que ce corps immolé et ce sang sacrifié pour les hommes nous aide à offrir notre corps et notre sang à la souffrance et à la douleur…

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QUARESMA com Henri Nouwen (29)

QUARESMA com Henri Nouwen (29)

Para viver com mais intensidade essas últimas semanas de quaresma.

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Um texto de Henri Nouwen para cada dia da Quaresma

29. A tentação de impressionarmos

29. A tentação de impressionarmos

Como podemos ultrapassar esta tentação que invade toda a nossa vida? É importante reconhecer que a nossa fome de coisas espectaculares – tal como o nosso desejo de nos evidenciarmos – tem muito a ver com a nossa procura de identidade. Ser uma pessoa e ser-se visto, apreciado, amado e aceite tem-se tornado quase a mesma coisa para muita gente. Quem sou eu, se ninguém me presta atenção, me agradece ou reconhece o meu trabalho? Quanto mais inseguros, hesitantes e solitários formos, maior será a nossa necessidade de popularidade e apreço. Infelizmente, essa fome nunca será saciada. Quanto mais apreciados somos, mais desejamos sê-lo. A fome de aceitação humana é como um barril sem fundo, que ninguém pode encher: nunca poderá ser satisfeita.  Jesus respondeu ao tentador: «Não tentarás ao Senhor, teu Deus.» De facto…

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Le CARÊME avec Maurice Zundel (29)

Le CARÊME avec Maurice Zundel (29)

Pour vivre intensement ce temps de grace

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Le Carême, jour par jour, avec Maurice Zundel

Prêtre suisse né en 1897 et mort en 1975, Maurice Zundel a été un prédicateur itinérant, peu connu de son vivant. Invité par le pape Paul VI, son ami, il prêcha une retraite de carême au Vatican en février 1972.
Le pape Paul VI a dit de Zundel qu’il «était un génie, génie de poète, génie de mystique, écrivain et théologien, et tout cela fondu en un, avec des fulgurations». Il est étonnant de constater à quel point la pensée de cet humble prêtre continue de rayonner; il est considéré comme un géant de la spiritualité chrétienne.
Voici 40 ‘mots’ ou ‘pensées’ de Zundel, extraits de ses écrits, homélies et conférences pour nous accompagner pendant ces 40 jours de Carême.

Jamais vous ne pourrez vous voir

29.  Le miroir

Jamais vous ne pourrez vous voir vous-même dans un miroir. Un miroir peut être utile à votre toilette, voire…

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Le Carême, c’est quoi?

        Introduction

Avec la célébration de ce mercredi 10 février, mercredi des cendres, les chrétiens catholiques du monde entier rentrent dans l’un des  temps fort du calendrier liturgique chrétien romain, le carême. Le carême qui dure quarante jours, est  un temps de conversion et de pénitence et  prépare à la passion-mort et résurrection du Christ.

        1.  Historique du carême

Du latin quadragesima dies, qui signifie quarantième jour, le carême est une période de 40 jours réservée à la préparation de la pâque. Dans l’Eglise primitive, c’était le temps ultime de préparation au baptême pour les catéchumènes qui devaient le recevoir dans la nuit de Pâques. Mais dès le IVe siècle, se manifeste la tendance à en faire un temps de pénitence et de renouvellement pour toute l’Eglise avec la pratique du jeûne (abstention de certains aliments, surtout la viande le vendredi). Mais avec le temps la pratique a été allégée, pour se réduire à des exigences minimales : invitation au jeûne le mercredi des cendres et le vendredi saint, et l’abstinence des viandes le vendredi du carême. L’origine de la cendre quant à elle dans l’Eglise remonte au Xe siècle40-jours-disciple-600

  2.   Pourquoi le carême commence  le Mercredi des cendres ?

Jusqu’au VIIe siècle, le carême débutait le dimanche de la quadragésime, le 40e jour. Mais en réalité quand on compte, c’était plutôt le 42e jour. En plus, en tenant compte des dimanches, pendant lesquels le jeûne était interrompu, le nombre de jours de carême effectif jusqu’à Pâques se trouvait inférieur à 40. Ainsi pour rester fidèle au chiffre 40, symbolique dans la bible (40 ans de traversée du désert par les hébreux, 40 jours de jeûne du Christ dans le désert…), on avança le début du carême au mercredi précédent le dimanche de la quadragésime : le mercredi des cendres. Mais quelle est la signification des cendres ?

       3.   La signification de la cendre

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Marqués du cendre, les chrétiens sont appelés à la conversion

Dans la bible, surtout l’Ancien testament, la cendre est la représentation à la fois du péché et de la fragilité de l’homme (Sagesse 15,10 ; Ezéchiel28, 18 ; Malachie3, 21).Se couvrir des cendres c’est exhaler sa douleur au sein de l’épreuve, mais c’est aussi manifester sa conscience et son regret du péché (Judith4, 11-15 ; Ezéchiel27, 30), signifier son espérance dans la miséricorde de Dieu. C’est pourquoi au cours de la célébration des cendres, le front des membres du clergé et des fidèles est marqué d’un peu de cendres ; en même temps le célébrant leur rappelle « qu’ils ne sont que poussières » et doivent s’employer à trouver Dieu par la conversion. Ainsi est souligné le sens de la période de carême qui s’ouvre tout entière orientée vers l’esprit de pénitence ; c’est-à-dire de retour sur soi et de conversion. Comment  peut-il manifester ce désir de conversion, de pénitence durant ce temps ?

       4.   Les manifestations de la pénitence pendant le temps de carême        

Le carême est  le temps  favorable que nous propose l’Eglise pour vivre la pénitence. La pénitence  est définie en effet comme une conversion, (du grec métanioa, littéralement changement d’esprit) du pécheur. Elle désigne donc tout un ensemble d’actes intérieurs et extérieurs en vue de la réparation du péché commis, et l’état de fait qui en résulte pour le pécheur.  Pour ce fait, elle exige donc de nous des manifestations extérieures qui témoignent de notre intériorité. Dans l’Eglise trois formes classiques des manifestations de la pénitence sont requises. Ce sont les principales bonnes œuvres qui, selon la tradition juive, rendent l’homme juste devant Dieu. Il s’agit du jeûne, de l’aumône et de la prière.carc3aame2

                 A.  Le jeûne 

Littéralement, le jeûne veut dire se priver de l’aliment pour un temps. Mais dans l’Eglise, images_7il signifie encore plus. Il s’agit de se priver des choses qui nous sont chères pour les partager avec les autres, il s’agit aussi de poser des actes de charité, pratiquer la justice (cf. Is58, 4-7)…Mais tout ceci doit se faire dans le plus grand secret pour n’être connu que de Dieu notre Père (Mt6,18).Ce n’est qu’ainsi que nous pourrions atteindre le but pour lequel nous avons jeûné, c’est-à-dire nous approcher de Dieu, recevoir de lui sa bénédiction et sa grâce (cf. Mt6,18 ;Is58,11). Le jeûne est obligatoire dans l’Eglise le mercredi des cendres et le vendredi saint.

               B.  L’aumône 

L’aumône consiste à faire des actes de charité envers ceux qui souffrent. Ces actes Jesus gives the bread to a beggar.peuvent consister par exemple à donner à manger aux affamés, donner de l’eau à celui qui a soif, vêtir celui qui est nu, accueillir chez soi l’étranger, visiter les prisonniers et les malades… Car à chaque fois que nous faisons cela à l’un de ces plus petits, c’est au Seigneur que nous le faisons

(cf. Mt25, 31-46). Ceci aussi dans le plus grand secret pour n’être connu de Dieu seul qui nous le rendra (Mt6, 4).

             C.  La prière 

L’Eglise nous invite pendant le temps de carême à renforcer notre relation avec Dieu. priereNous devons donc dédier plus de temps durant ce temps  fort à la prière et à l’écoute de la Parole. Nous pourrons ainsi par exemple dédier par jour  trente minutes de méditation sur un texte biblique (il est plus recommandé l’évangile du jour), participer régulièrement aux messes du dimanche et de la semaine, réciter le chapelet et bien d’autres actes de piété. Car ce n’est que par la prière et par ce contact quotidien avec la Parole de Dieu que nous trouverons la force pour jeûner et faire l’aumône saintement sans tomber dans la tentation de l’orgueil.

En analysant en profondeur ces trois piliers du temps de carême, nous voyons que la vraie pénitence qui  est demandée durant ce temps de carême est l’amour de Dieu et celui du prochain, autrement dit ne pas séparer la foi et la charité. Le pape émérite Benoît XVI écrivait dans le message pour le carême 2013, n°3 «nous ne pouvons jamais séparer, voire opposer, foi et charité. Ces deux vertus théologales sont intimement liées et il est erroné de voir entre celles-ci une opposition. En effet, d’un côté, l’attitude de celui qui place d’une manière aussi forte l’accent sur la priorité et le caractère décisif de la foi au point d’en sous évaluer et de presque en mépriser les œuvres concrètes de la charité et de la réduire à un acte humanitaire générique, est limitante. Mais de l’autre, il est  aussi limitant de soutenir une suprématie exagérée de la charité et de son activité, en pensant que les œuvres remplacent la foi. Pour une vie spirituelle saine, il est nécessaire de fuir aussi bien le fidéisme que l’activisme moraliste ».

Le carême de cette année a une connotation spéciale. Il se déroule dans le jubilé

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logo du Jubilé extraordinaire de la miséricorde

extraordinaire de la miséricorde décrété par le pape François. En cette Année sainte, le  Pape  souhaite que ce temps de pénitence soit vécu de manière «plus intense» pour célébrer et expérimenter la miséricorde de Dieu, notamment à travers les œuvres corporelles et spirituelles de miséricorde. Le Saint-Père invite à ne «pas laisser passer en vain ce temps de Carême favorable à la conversion». Vivement que tous les chrétiens puissent tirer profit de ce temps pour se rapprocher de Dieu et du prochain.

 

 

Zika virus: o que é?

A diretora-geral do Comitê de Emergências da Organização Mundial da Saúde (OMS), Margaret Chan, declarou ontem o zika vírus como uma emergência de saúde pública de ordem mundial. Segundo a OMS, o vírus pode atingir cerca de 4 milhões pessoas no continente americano, sendo 1,5 milhão no Brasil. O zika vírus  é uma verdadeira ameaça a humanidade. Para combatê-lo, é preciso a colaboração de todos e todas.

  1. História do vírus zika

Zika Vírus é uma infeção causada pelos vírus zika, transmitida pelo mosquito Aedes Aegypti transmissor também da Dengue e da Chikungunya. Esse vírus foi descoberto pela primeira na Uganda (África) em 1947, onde foi encontrado nos macacos numa floresta chamada Zika, por isso recebe esse nome. Os primeiros casos de seres humanos contaminados foram registrados na Nigéria em 1954. Em 2007, o vírus atingiu a Oceania. Em 2015, chegou ao Brasil no Rio Grande de Norte e na Bahia. E hoje 28 países e territórios sofrem com a epidemia do vírus.

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2.  Causas e ciclo de transmissão do Zika

O vírus da zika não é contagioso, sua transmissão acontece através do mosquito Aedes Aegypti. Mas, caso um mosquito não tenha o vírus da zika pique uma pessoa que foi contaminada pelo vírus, ele passa a adquirir o vírus e começa a transmiti-la a outras pessoas por meio de sua picada.

O ciclo de transmissão do vírus da zika depende do período de reprodução do mosquito Aedes Aegypti. A fêmea do mosquito deposita os seus ovos nos recipientes com água. As larvas transformam-se em mosquitos adultos num período de 7 a 10 dias. O Aedes Aegypti se reproduz em uma velocidade muito rápida. A fêmea pode depositar até 1500 ovos durante a sua vida (45 dias).

A pessoa contaminada pelo vírus zika demora entre 3 a 12 dias para manifestar os primeiros sintomas.

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Cíclo de reprodução do Aedes Aegypti

3. Os sintomas

Os principais sintomas da doença são:

  • Febre;
  • Dor nas articulações frequentemente nas mãos, nos  pés e nos músculos;
  • Dor de cabeça;
  • dor abdominal;
  • diarreia;
  • fotofobia e conjuntivite;

4. Relação entre Zika e Microcefalia

Há um estudo sobre a provável ligação entre o vírus da zika e o desenvolvimento de Microcefalia. A descoberta da Microcefalia nas crianças nascidas de mães contaminadas pelo vírus zika leva os cientistas a acreditar na relação.

Por mais informações sobre essa provável ligação clique aqui:Entenda melhor a relação entre Zika e Microcefalia.

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Comparação entre uma cabeça ao tamanho normal e uma atingida pela Microcefalia

5.  A reação da comunidade internacional

A comunidade interacional não demorou a reagir diante dessa ameaça a saúde humana Além da OMS que declarou ontem o zika como uma emergência de saúde, muito país vem tomando medidas para combater o vírus.

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Sede da OMS, Genêve ( Suiça)

No Brasil onde o vírus já atingiu mais de 3000 pessoas, o Governo Federal tomou muitas medidas para lutar contra o virus Zika. Uma dessas medidas é chamar a população a trabalhar juntos com o governo para evitar a reprodução do Aedes Aegypti. Embora seja uma ação que demanda tempo, esse é o meio eficaz de luta. Pois até agora não há vacina contra a Zika.

Nos Estados Unidos, o presidente Obama encontrou-se com as autoridades da saúde pública. Durante esse encontro, ele pediu para acelerar as pesquisas para o desenvolvimento de uma vacina contra a doença. O governo brasileiro está negociando com os EUA para desenvolver a vacina.

A França, o Reino unido, a Alemanha, o Canadá e o Centro Europeu para Prevenção e Controle de doenças já emitiram alertas para que gestantes evitam viagem para o Brasil em razão do risco de Zica.

Essas ações dos governos do mundo mostram o perigo que representa o vírus zika para a nossa humanidade. Isso significa que cada um de nós tem a responsabilidade de assumir a luta contra o zika. Então qual a sua contribuição?

 

 

Quelle justice pénale internationale pour notre humanité?

Le procès de l’ancien président ivoirien rouvert le Jeudi 28 janvier à la Haye a relancé encore une fois de plus le débat sur la justice internationale. Pour certains, la justice internationale n’est pas impartiale. Elle est à peine une justice des vainqueurs. Pour d’autre,elle fait un travail remarquable. Car elle permet de lutter contre l’impunité. Ces positions divergentes  laissent voir clairement que il y a un problème dans la manière que la justice est rendue par la communauté internationale. Mais pourquoi toutes divergences autour d’une institution qui est censée lutter contre l’impunité et garantir le respect des droits de l’Homme Je me propose dans ce blog de tenter répondre à cette question en partant d’une analyse historique de la naissance de la justice internationale.

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L’ex président ivoirien Laurent Gbagbo devant le tribunal de la Haye
  1. Histoire de la justice internationale

L’idée de la justice internationale est née en 1872 de Gustavo Moynier, co-fondateur du comité internationale de la croix rouge. Sa pensée était de créer une institution judiciaire internationale pour poursuivre les contrevenants de la convention internationale de Genève. Il  préfigurait ainsi la fondation de la Cour pénale internationale. Celle-ci n’a vu le jour qu’en 2002, soit 130 après.

En 1945  en réaction aux atrocités de la deuxième guerre mondiale, ont été créés les premiers tribunaux à caractère international: le tribunal militaire international de Nuremberg et celui de Tokyo. Ces tribunaux jugent et condamnent les auteurs des exterminations systématiques de la deuxième guerre mondiale. Mais déjà à cette époque, on critiquait déjà ces tribunaux d’être une justice des vainqueurs.

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Procès de Nuremberg

Cet effort de justice internationale a été ralentie avec la guerre froide. Elle ne naît de nouveau seulement entre 1993-1994 quand l’ONU décide d’instituer des tribunaux had oc pour juger les crimes de guerre perpétrées au Rwanda et dans l‘ex-Yougoslavie. En 2002 est créé aussi un tribunal pareil pour juger les cas de violations de Droit de l’Homme en Sierra Leone durant la guerre civile, en 2003 celui de Cambodge et en 2007 celui de Liban.

Mais quelle est la compétence de la justice internationale?

2.  La compétence de la justice internationale

Les juridictions pénales internationales n’ont pas la compétence de juger toutes les infractions commises par les individus à l’échelle internationale. Mais seulement ceux considérées les plus graves.

L’article 6 du statut de Nuremberg  reconnait comme crimes graves internationaux les infractions suivantes: crime contre la paix, les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité. Le tribunal pénal international quant à elle est compétente pour juger les crimes de génocides, les crimes contre l’humanité, les crimes de guerre et les crimes d’agression.

Ces crimes sont jugés d’internationaux non à cause de leur caractère intrinsèquement international mais parce qu’ils portent atteinte à des valeurs jugées universelles par la communauté internationale. Plus d’informations sur ces crimes dans Historique de la justice pénale internationale.

3.  Exemple de procès de la justice internationale

La justice internationale depuis sa conception jusqu’à la création de la cour pénale internationale et des autres tribunaux had oc a  eu traité quelques grandes affaires.

La première décision rendue par un tribunal internationale a été la condamnation des auteurs des crimes nazistes et leurs alliés japonais pendant la seconde guerre mondiale. Ces tribunaux ont créés de toute pièce par les alliés vainqueurs de la seconde guerre mondiale. Même s’ils ont permis de rendre justice à la mémoire des victimes,on reconnait toute fois qu’elle a été une justice des vainqueurs. Car les alliés ont décidé d’eux-même du jugement des accusé. La guerre froide va rendre difficile la continuation de cette tentative de justice internationale et impossible la création d’un tribunal pénale internationale.

Ce n’est seulement qu’ après la guerre froide avec la création des tribunaux had-oc, que la justice internationale va faire parler de lui de nouveau plus particulièrement avec les cas Pinochet et Milosevic.

Pinochet, ex président chilien de 1973-1990, a dirigé la Chili avec un bras de fer. On l’accusait d’avoir tué plus de 3000 personnes . Il sera poursuivi par des tribunaux britanniques au début de l’année 1998. Incarcéré, il sera ensuite libéré pour des raisons médicales et retourne en Chili le 2 mars 2000. Malgré une demande d’extradition du juge Tapia, Pinochet ne sera jamais extradé pour des raisons médicales. Il meurt le 10 décembre 2006 sans avoir été jugé.

L’autre affaire fameuse de la justice internationale est le cas Milosevic, ancien président de la Serbie entre décembre 1992 et juillet 1997 et de la Yougoslavie entre 15 juillet 1997 et 24 février 2000. Il a été accusé de crime des guerres et crime contre l’humanité lors de la guerre de Kosovo. Il sera arrêté à Belgrade le 1 avril 2001 sur la pression des occidentaux, après l’offensive de l’OTAN contre la République fédérale de Yougoslavie et transféré à la Haye. Là s’ est ouvert son procès devant le tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie. Durant son procès, Milosevic plaide ni coupable ni non coupable, assume lui-même sa défense et affirme le tribunal incompétent de le juger et d’être au servie des occidentaux. Il est retrouvé mort 11 mars 2001 dans sa prison mettant ainsi terme à son procès.

Le Tibunal pénal international pour le Rwanda, créé en 1994 pour juger les crimes de guerre et génocide perpétrés pendant la génocide rwandais a eu a juger et condamner plus de 50 personnes et institutions accusées d’avoir joué un rôle dans le génocide rwandais perpétré entre Janvier et décembre 1994 et, qui a fait plus de 800 000 morts. Parmi les principaux condamné on peut nommer l’ancien premier ministre du gouvernement intérimaire  du 9 avril 1994 soit deux jours après l’attentat contre le président Juvénal Habyarimana. Il a été condamné pour 5 chefs d’accusation dont le plus important est le crime de génocide.

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Siège du Tribunal pénal international pour le Rwanda, Arusha-Tanzanie

Le Tribunal  spécial pour la Sierra créé en juillet 2002 a été chargé de juger les plus importants responsables des crimes commis durant la guerre civile de Sierra Leone. Il a officiellement terminé son travail par la condamnation de l’ex-président libérien Charles Taylor accusé d’être le principal fournisseurs d’armes et des fonds aux rebelles de la RUF. Il est condamné pour 50 de prison pour crime de guerre et crime contre l’humanité le 26 septembre 2013.

En parcourant l’histoire la justice internationale et les grandes affaires qu’il a eu a traité,on se rend compte qu’elle dépend énormément de la politique dominante. Cela contredit l’idée d’une justice indépendante et crédible. Plusieurs preuves peuvent soutenir cette argumentation.

L’une des plus marquante est le procès de Nuremberg et Tokyo. C’est procès ont rendu suivant la volonté des vainqueurs. La rapidité avec laquelle les jugement ont été rendus témoigne de cela. La difficulté de donner suite à la mise en place d’une justice internationale pendant la guerre froide renforce aussi notre argument d’une justice au service des dominants.

La pression exercée par les occidentaux pour que Milosevic soit extradée à la Haye démontre aussi l’influence de la politique dans les affaires judiciaires. Et le cas de Milosevic n’est pas l’unique d’une telle influence des occidentaux dans la justice internationale. Nous pouvons noter l’intervention française dans l’arrêt et l’extradition de l’ex président ivoirien Gbago à la Haye.

Ces quelles exemples m’amènent à me poser la question  quelle justice peut aider à lutter vraiment contre l’impunité et instaurer la paix dans le monde? J’attend vos contributions. Laissez vos commentaires dans la partie commentaire.

 

 

 

 

Tradition africaine e modernité

L’africain vit depuis plus deux siècles déjà un drame existentiel, identitaire suite à sa rencontre avec la pensée occidentale. En effet, la pensée moderne occidentale, qui a pénétrée en Afrique se présente essentiellement comme une antithèse de la culture traditionnelle africaine par sa compréhension très scientifique du monde, contrairement à celle mythologique de l’Afrique traditionnelle. Ainsi elle tend à faire disparaitre la culture africaine. Mais l’homme africain soucieux de garder son originalité tente de résister à cette culture en refusant de s’ouvrir sérieusement à l’esprit scientifique moderne malgré l’apport matériel que cette dernière apporte à son développement. Malheureusement, ce refus d’ouverture à l’esprit moderne ne permet pas au continent africain de s’affirmer dignement dans l’universel. Il s’impose donc aujourd’hui aux africains de s’ouvrir à cet esprit. Mais cette ouverture comporte un risque d’une perte d’identité africaine. L’Afrique se trouve ainsi dans un dilemme. Faut-il s’ouvrir à la rationalité moderne ou pas ? Et si oui, jusqu’où ?  Mais vu la  la conception du monde de l’esprit moderne, est-il possible d’embrasser le mode de pensée moderne occidental en restant authentiquement africain ? Cela ne va pas de soi, mais n’est pas impossible. Il faudrait donc chercher des possibilités pour y parvenir. Ainsi, nous nous interrogeons comment ouvrir la pensée traditionnelle africaine à la rationalité moderne sans altérer l’être africain? C’est à cette question que nous allons tenter de répondre par ce présent travail, inspiré de l’œuvre Tradition africaine et rationalité moderne du philosophe congolais Elungu.

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logo de l’Atelier tirer le meilleur de la traditon et de la modernité

 

Pour répondre à cette question, il est important de comprendre  la tradition africaine. Quelle est sa vision du monde ? Qu’est-ce qui la caractérise ?  Notre analyse avec Elungu, nous  permet d’avouer que la tradition africaine est un culte de la vie. En effet, en scrutant de près la tradition africaine, on s’aperçoit qu’elle se concentre essentiellement sur la notion de la vie comme vécue et non  comme concept, réfléchi, pensé rationnellement. La vie apparait comme un mystère présent partout et en tout. Ainsi, elle devient le cœur de tout l’agir et penser de l’africain traditionnel. Mais comment peut-on expliquer ce mystère de l’omniprésence de la vie ? Ce mystère de l’omniprésence trouve sa justification dans le fait que, l’homme africain, bien que faisant dans la réalité concrète une expérience personnelle de la vie, a cette certitude qu’il n’est qu’une partie de cet ensemble vital qu’est la nature, qu’il n’est pas le seul être vivant. Tout ce qui existe, pour lui est vivant. C’est ainsi que la nature apparait comme un ensemble vital auquel l’homme appartient comme tout autre. Ceci explique la relation mitigée de l’africain avec la nature et sa vision mythologique de l’univers reléguant la raison au second plan et partant rend plus compliqué la conception de l’homme comme individu, être  doué de raison, capable de maîtriser la nature.

C’est ainsi que confrontée à une culture moderne où la raison et l’esprit scientifique prévalent, la tradition africaine ne cesse de se désintégrer, de s’affaiblir laissant du coup l’africain dans un drame existentiel. Celui-ci est constamment tiraillé entre une tradition affaiblie et une modernité qu’il ne maitrise plus mais qui s’impose à lui de gré ou de force.Cette déchirure est vécue par l’homme africain à tous les niveaux de sa vie donnant naissance à des sociétés africaines hybrides, incapables d’apporter leur originalité dans l’édification d’une culture universelle. Il nous parait donc qu’une ouverture de la pensée traditionnelle qu’elle soit volontaire ou forcée crée en l’africain une semblable perte d’identité. De ce fait, nous sommes en droit de nous demander pourquoi s’ouvrir à l’esprit moderne s’il doit donner à l’africain une identité ambigüe?

L’ouverture de la tradition africaine est plus que nécessaire aujourd’hui malgré le drame qu’elle pourra causer chez l’africain, cela pour plusieurs raisons dont les plus importantes sont entre autres : permettre le développement de la science et de la technologie, libérer la raison en lui faisant confiance dans la compréhension du monde, et promouvoir la liberté individuelle. En effet, l’histoire nous montre que c’est à l’époque moderne que ces valeurs ont été développées en occident d’une manière plus remarquable, ce qui a permis à l’occident de dominer le monde. De même l’Afrique qui veut s’affirmer aujourd’hui dans l’universel ne peut passer outre. Elle a besoin nécessairement de développer la science en accordant la priorité à la raison et promouvant la liberté. Ce qui malheureusement n’est pas ou faiblement développé dans la tradition. Ainsi pour en acquérir, il s’impose à l’Afrique de laisser la rationalité moderne pénétrée l’esprit traditionnel. Mais un tel projet, nous l’avons souligné, comporte un réel risque d’un renoncement de la culture africaine au dépend de la modernité s’il n’est pas bien orienté. Car la rationalité moderne est dans sa grande partie une antithèse de la tradition africaine. Alors comment faire cette ouverture sans se perdre dans l’anonymat du monde tant redouter par les africains ?

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Voilà la question qui a fait travailler tant de méninge et fait couler tant d’encre. Beaucoup de tentatives de réponses ont été apportées par d’éminents penseurs. Ces différentes réponses peuvent être résumées en trois grandes :inventer une modernité basée sur le génie traditionnel africain ; dépasser la tradition africaine pour bâtir avec les autres peuples l’universel ; renoncer au mode de pensée traditionnel en entrant dans une révolution avec soi.

La  solution qui consiste à s’appuyer sur la tradition pour entrer ou construire la modernité est celle qui prévalait pendant la période de lutte pour les indépendances et même après les indépendances. Nous trouvons parmi les auteurs qui défendent une telle position Senghor avec sa conception de la négritude, Nkrumah et son consciencisme africain, les égyptologues africains C.A.Diop, Théophile Obenga et Kange Ewane et on peut ajouter dans une certaine mesure Kä Mana, vu sa manière d’analyser  ces trois (3) derniers penseurs. Cette solution est certes louable, du fait qu’elle tente de redonner confiance aux africains en leur culture longtemps bafouée. Mais, elle pose aussi problème. Elle comporte le risque de pousser les africains à un enferment sur soi et au mépris des autres cultures. Aussi, elle révèle l’aspect très critiqué de la mentalité africaine, qui est la vision passéiste du monde, le refus du progrès. Ainsi cette solution est à prendre avec beaucoup d’attention.

L’autre tentative de réponse qui dit de faire un dépassement de la tradition africaine pour se projeter dans la mise en place de la culture universelle en tenant compte de l’évolution du monde  est  beaucoup plus défendue par cette génération d’auteurs qui, contrairement à celle d’avant les indépendances, pense que c’est en s’accrochant trop à sa tradition que l’Afrique peine à imprimer sa marque dans l’universel, en répondant absente notamment dans le domaine des sciences. Parmi les penseurs qui s’inscrivent dans cette ligne nous avons : Eboussi Boulaga et A. Kabou. Pour ces deux auteurs, les africains doivent prendre conscience de l’affaiblissement de leur culture en tenant compte du contexte actuel dans lequel ils se trouvent et donc éviter de s’enfermer dans leur culture au nom d’une africanité.  Boulaga en effet, propose une dialectique de l’authenticité qui part du discours de l’en soi au pour- autrui en passant par le pour-soi. Alors que Kabou demande de scier tout les barreaux derrière lesquels, les africains se sont enfermés au nom d’une africanité sans chercher les vrais moyens pour la construire. La solution de ces deux penseurs nous fait prendre conscience de l’ampleur du problème. Mais cette solution bien qu’elle reconnait le problème que pose la tradition africaine ne nous définit pas d’une manière explicite ce qu’elle entend par culture universelle et nous ne dit pas aussi le vrai apport de l’Afrique à sa construction. Ne faut-il pas parler d’une révolution culturelle, spirituelle africaine ?

C’est ce qu’expriment  Towa Marcien et Elungu et qui constitue une autre solution possible. En effet pour Towa, l’homme africain face à sa culture traditionnelle, doit entrer dans une révolution négative avec soi, pour espérer profiter des bienfaits de l’esprit scientifique occidental. Elungu, quant à lui, parle d’une révolution spirituelle qui doit consister à un renoncement de l’esprit traditionnel pour s’accaparer de l’esprit scientifique occidental. Ce n’est qu’à ce prix, nous dit-il, que l’Afrique peut passer « du culte de la vie à la vie de la raison ». Le travail de ses deux auteurs est appréciable, car il met l’africain face à lui et à sa culture. L’Afrique doit éviter d’accuser les autres mais plutôt voir les racines de son problème en elle-même. Toutefois, elle pose problème par le fait que nos deux auteurs se sont précipités à présenter le mode de pensée occidental comme un modèle auquel l’Afrique doit s’accommoder sans se poser trop de questions. Mais quelle solution est pour nous la mieux adaptée au problème posé ?

Le problème tel qu’il est posé ne peut avoir de solution qu’en l’africain lui-même. C’est à lui de prendre conscience de la situation dans laquelle il se trouve. Et la meilleure manière pour nous d’arriver à cette conscience est de libérer la raison de tout ce qui entrave son épanouissement. La raison doit être critique de sa propre critique. Et c’est cette raison qui doit être le leitmotiv de toutes les actions à entreprendre par l’africain pour se mettre au dessus de la mêlée tradition et modernité. Il n’est pas question de soumettre l’exercice de la raison à des traditions et des formes de philosophie préexistantes, mais de laisser la raison s’affirmer en tant que liberté créatrice comme l’affirme Elungu, en ayant comme objectif à atteindre l’épanouissement de l’Homme dans son intégralité. La seule culture acceptable en Afrique doit donc être celle qui est rationnellement raisonnable entièrement orientée vers l’humain. Il est donc hors question de négliger l’homme au nom d’une culture qu’elle soit religieuse ou ancestrale ou d’une philosophie de qui qu’elle soit. Voilà donc pour nous la source à laquelle l’Afrique doit s’inspirer aujourd’hui pour se forger une nouvelle personnalité capable d’imposer ses marques dans l’universel en dépassant toute tradition, toute culture, toute idéologie ne cherchant que l’humain. En un mot la solution au conflit tradition africaine et rationalité moderne pour parvenir à l’universel est la vie de la raison rationnelle tendue entièrement vers l’humain. Mais quelle rationalité peut-il orientée cette vie rationelle?